Né à Marrakech, Hmida Boussou a vu, encore enfant, débarquer les troupes alliées et découvert, avec étonnement, l'existence des noirs américains et du jazz. Il était bien loin d'imaginer qu'il jouerait, quarante ans plus tard, avec le pianiste Randy Weston...
Son père, qui n'appartenait pas à la confrérie des Gnawa, était membre de la tribu des Boussou, originaire du Lac Tchad et amenée en Mauritanie par les Touaregs. C'est l'oncle maternel d'Hmida Boussou qui l'introduit dans le milieu des Gnawa, dès l'âge de cinq ans. A sept ans, à l'occasion d'un pèlerinage, la Marabout du lieu lui apparut en rêve, lui confiant le Guembri (luth – tambour à trois cordes), l'instrument qui marquera sa vie.
Il fut introduit auprès des grands maîtres de Marrakech avant d'être appelé, au début des années soixante, par le Maâlem Sam, héritier de l'initiateur de la nouvelle vague casablancaise – qui se caractérise par la variété des ornementations, liée au rythme de la vie et de travail d'une ville où vivent les esprits de trois millions de personnes...
Reconnu par tous comme l'un des grands maîtres de sa génération, Hmida Boussou exerçait son activité de musicothérapeute entre Casablanca, Marrakech et El Jadida.
mais mtn on a perdu ce grand maalem mais bon kona liha gnawa maydoumou daym lah
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Posted on Friday, 01 August 2008 at 8:03 AM
Edited on Friday, 01 August 2008 at 6:14 PM